Jérusalem : quand un permis administratif décide du sort d’une école chrétienne

Jérusalem : une crise des permis résolue en un jour révèle la fragilité récurrente des écoles chrétiennes et leur mission de paix.

Équipe Via Bible
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Mardi 1er septembre 2026, quatorze écoles chrétiennes de Jérusalem sont restées portes closes. Les cartables étaient prêts, les uniformes repassés, les salles de classe balayées — mais plus de soixante-dix enseignants et membres du personnel, tous résidents de Cisjordanie, se sont vu refuser le renouvellement de leur permis d’entrée en Israël. Le lendemain soir, mercredi 2 septembre, les autorisations sont tombées, et les grilles se sont rouvertes. Une journée. C’est le temps qu’il a fallu pour que plus de huit mille cinq cents enfants retrouvent leurs bancs d’école, et c’est aussi le temps qu’il a fallu pour révéler, une fois de plus, la fragilité structurelle d’une institution qui se pense pourtant comme la plus stable qui soit : l’école chrétienne en Terre Sainte.

Ce dénouement rapide pourrait presque rassurer. Il ne rassure personne parmi les responsables éducatifs de Jérusalem, car cette crise n’est pas un accident isolé. En janvier de cette même année, ce sont cent soixante-onze enseignants qui avaient vu leurs permis annulés, provoquant la fermeture des douze écoles chrétiennes de la ville pendant plusieurs semaines pour près de dix mille élèves. Le motif administratif se répète avec une régularité qui finit par ressembler à une méthode plutôt qu’à un dysfonctionnement bureaucratique. Et c’est précisément cette répétition, cette récurrence à chaque rentrée, qui doit nourrir une réflexion théologique bien plus large que le simple soulagement d’une crise résolue en un jour.

Une pierre angulaire fragilisée à chaque rentrée

Le permis comme arme silencieuse

Ce qui frappe dans cette affaire, ce n’est pas seulement le nombre d’enseignants concernés, mais la nature de l’obstacle. Un permis d’entrée est un document administratif, anodin en apparence, mais dont la délivrance ou le refus peut suspendre l’existence même d’une institution séculaire. Le Secrétariat général des institutions éducatives chrétiennes de Jérusalem a rappelé que cette décision, prise « soudainement et sans avertissement préalable », a directement affecté la préparation de la rentrée. Des professeurs qui enseignent parfois depuis dix ou vingt ans dans ces établissements se sont retrouvés, du jour au lendemain, incapables de franchir les points de contrôle séparant la Cisjordanie de Jérusalem.

Cette vulnérabilité administrative touche des écoles gérées par le Patriarcat latin, par la Custodie franciscaine de Terre Sainte ou par d’autres congrégations, et qui scolarisent une population mixte, chrétienne et majoritairement musulmane. Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, a lui-même désigné cette réalité comme un point de fracture entre la mission spirituelle de l’Église et la géopolitique qui l’entoure : « Récemment, à Jérusalem, le problème des permis pour les enseignants venant de Bethléem s’est posé, ce qui met sérieusement en péril la possibilité de préserver l’identité chrétienne de nos écoles. » Ses mots ne relèvent pas de la plainte diplomatique convenue ; ils décrivent une menace concrète pesant sur la transmission d’une identité.

Car il faut comprendre ce que représente, structurellement, cette histoire de permis. Ce n’est pas un simple contretemps logistique. C’est un mécanisme qui, année après année, place l’école chrétienne dans un état de précarité perpétuelle, où la continuité pédagogique dépend d’une signature administrative renouvelable à tout moment, sans motif annoncé, sans recours transparent. Une école qui ne sait jamais, en août, si elle pourra ouvrir en septembre, n’est plus seulement une école : elle devient un symbole vivant de la fragilité de toute présence chrétienne dans cette terre.

Le dilemme du programme scolaire

Cette crise administrative s’inscrit dans un mouvement plus large et plus insidieux. À partir de cette rentrée 2026, toutes les nouvelles classes de première et de septième année des écoles publiques de Jérusalem-Est suivent désormais le cursus israélien plutôt que le programme palestinien. Plus de quarante-cinq mille élèves palestiniens sur environ cent vingt mille, soit trente-huit pour cent d’entre eux, étudient ainsi selon ce programme, contre moins de treize mille six ans auparavant. Cette évolution résulte à la fois d’une demande croissante de certains parents, soucieux de faciliter l’accès de leurs enfants aux universités et au marché du travail israéliens, et de pressions gouvernementales exercées notamment par l’octroi de financements aux établissements qui acceptent d’ouvrir des classes préparant au diplôme du baccalauréat israélien.

Les familles qui scolarisent leurs enfants dans les écoles chrétiennes ne sont pas épargnées par ce dilemme. Elles doivent choisir entre préserver un enseignement enraciné dans la culture et l’histoire palestiniennes, ou opter pour un diplôme qui ouvre plus aisément les portes des universités locales. Sur les douze écoles chrétiennes de Jérusalem-Est concernées avant la crise de septembre, seules deux proposaient alors une filière menant à ce baccalauréat israélien. La récurrence des blocages de permis pourrait ainsi, selon certains observateurs de la Terre Sainte, être comprise comme un levier de pression supplémentaire visant à pousser les écoles chrétiennes à abandonner le cursus palestinien. Une interprétation qu’il faut manier avec prudence, mais qui s’inscrit dans une évolution documentée et bien réelle.

C’est ici que la parole théologique doit se faire entendre, non pour se substituer à l’analyse politique, mais pour éclairer ce qui est réellement en jeu : la transmission. Une école n’est jamais un simple lieu d’instruction technique. Elle est le lieu où une génération reçoit d’une autre non seulement un savoir, mais une mémoire, une langue, un rapport au sacré et à l’histoire. Priver une école de ses enseignants les plus expérimentés, ou la contraindre à changer de curriculum sous la pression économique, c’est toucher au cœur même de ce que signifie transmettre la foi et la culture d’un peuple.

La réponse spirituelle du Patriarcat latin

Face à cette pression continue, le Patriarcat latin de Jérusalem a choisi de rappeler, dans son message pour la rentrée, que ces écoles constituent une pierre angulaire de la présence chrétienne en Terre Sainte. Le cardinal Pizzaballa va plus loin encore lorsqu’il affirme que ces établissements représentent « peut-être le plus beau cadeau que l’Église offre à cette Terre ». Il ajoute que des générations de dirigeants, de professionnels, d’hommes et de femmes de bonne volonté, chrétiens, musulmans et juifs, ont fréquenté ces établissements, et que ce n’est pas un détail : c’est une mission.

Cette formulation n’est pas anodine sur le plan théologique. Elle rejoint l’intuition de saint Paul lorsqu’il écrit aux Corinthiens que Dieu a établi dans l’Église, entre autres charismes, ceux qui enseignent, en des termes qui rappellent que l’enseignement n’est jamais une fonction secondaire de la vie ecclésiale, mais bien un don spirituel structurant. On lit ainsi en 1 Co 12, 28 : « Et ceux que Dieu a établis dans l’Église sont premièrement les apôtres, deuxièmement les prophètes, troisièmement les docteurs. » Ce verset, souvent lu dans une perspective purement ecclésiologique, prend ici une résonance concrète et bouleversante : à Jérusalem, ces « docteurs » sont des enseignants palestiniens dont l’accès même à leur salle de classe dépend d’une administration étrangère à leur mission.

La transmission comme acte de résistance spirituelle

Enseigner malgré l’incertitude

Ce qui distingue cette crise de septembre 2026 d’un simple différend administratif, c’est la manière dont les responsables éducatifs chrétiens ont choisi d’y répondre : ni par la résignation, ni par l’escalade, mais par une concertation méthodique avec les autorités, les représentants des parents et les établissements eux-mêmes. Cette réponse collective, mesurée, a permis d’obtenir en moins de quarante-huit heures ce que d’autres crises similaires avaient mis des semaines à résoudre. Mais la rapidité de la résolution ne doit pas masquer l’essentiel : les écoles ont dû, une fois de plus, suspendre leur mission pour faire valoir un droit qui devrait être acquis.

Le père Ibrahim Faltas, figure bien connue de l’éducation catholique en Terre Sainte, résumait cette conviction en des termes simples : la mission de ces établissements est d’éduquer à la paix. Cette formule, répétée d’une crise à l’autre depuis des années, prend un relief particulier lorsqu’on la met en regard du contexte de septembre 2026. Éduquer à la paix, dans une ville où l’accès même à l’école dépend d’un tampon administratif, c’est accomplir un acte de foi bien plus exigeant qu’il n’y paraît. C’est croire, contre l’évidence immédiate des blocages et des refus, que la transmission continuera, que les enfants apprendront, que le lien entre les générations ne sera pas rompu.

Cette conviction trouve un écho frappant dans un passage du livre des Proverbes, moins cité que d’autres mais d’une justesse remarquable pour cette situation : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; même quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas » (Pr 22, 6). Ce verset, loin d’être une simple maxime pédagogique, énonce une vérité théologique profonde : l’éducation donnée dans l’enfance façonne durablement l’âme, et c’est précisément pour cette raison que les tentatives répétées de fragiliser ces écoles constituent une atteinte grave, non seulement à un droit civil, mais à la capacité même d’une communauté à se perpétuer dans le temps.

Sœur Lucy Jadallah et le message adressé à l’autre

En janvier 2026, lors de la précédente crise des permis, sœur Lucy Jadallah avait formulé un espoir qui résonne encore avec force aujourd’hui : que le message de paix, de respect et d’acceptation de l’autre porté par ces écoles soit « accueilli dans le même esprit et avec les mêmes valeurs de l’autre côté ». Huit mois plus tard, en septembre, ce même espoir a de nouveau été mis à l’épreuve, et de nouveau, la réponse administrative est arrivée en retard, dans l’urgence, sous la pression d’une mobilisation collective plutôt que par une reconnaissance spontanée du droit des enfants à l’éducation.

Cette tension entre le message porté par l’école et la réponse qu’il reçoit rappelle un passage de la lettre de saint Paul aux Romains, où l’apôtre exhorte les croyants à rechercher ce qui favorise la paix et l’édification mutuelle. On peut lire en Rm 14, 19 : « Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. » L’école chrétienne de Jérusalem, dans sa composition même — accueillant des élèves chrétiens et musulmans, employant des enseignants de toutes confessions —, incarne concrètement cette recherche de l’édification mutuelle. Elle ne prêche pas la paix de manière abstraite ; elle la construit, salle de classe après salle de classe, à travers des enfants qui grandissent côte à côte malgré les tensions qui déchirent leurs familles et leur ville.

Le patriarcat arménien, de son côté, avait publié un décret associant son école Saint-Tarkmanchatz au mouvement de suspension des cours en septembre. Le porte-parole de cette communauté avait résumé cette solidarité intra-chrétienne par une formule forte : les Églises se tiennent debout, unies comme une seule institution face à cette pression. Cette unité entre traditions catholique, arménienne et orthodoxe autour de la défense de l’école n’est pas un détail diplomatique ; elle constitue un signe concret de ce que l’apôtre Paul appelait la communion des membres d’un même corps, chacun souffrant et se réjouissant avec les autres.

Ce que révèle la rapidité inhabituelle de la résolution

Il serait tentant de lire la résolution en une seule journée de la crise de septembre 2026 comme une preuve que le système fonctionne, que les alertes sont entendues, que la mobilisation porte ses fruits. Cette lecture n’est pas fausse, mais elle est incomplète. Car la rapidité même de cette résolution souligne, en creux, l’absence de nécessité initiale du blocage. Si des permis peuvent être délivrés en quarante-huit heures sous la pression d’une suspension totale des cours et d’une mobilisation médiatique internationale, c’est bien que rien, sur le plan purement administratif ou sécuritaire, ne justifiait leur non-renouvellement initial dans les délais normaux.

Cette observation n’est pas anodine pour la réflexion théologique. Elle révèle un mécanisme où l’institution chrétienne doit, à chaque rentrée, prouver sa légitimité, mobiliser ses soutiens, alerter l’opinion internationale, pour obtenir ce qui devrait relever d’un droit acquis depuis des décennies. C’est une forme de fatigue institutionnalisée, où l’énergie qui devrait être consacrée à l’enseignement, à la pédagogie, à l’accompagnement des enfants, est détournée vers la gestion de crise administrative. Cette fatigue, répétée d’année en année, constitue en elle-même une forme d’épreuve spirituelle pour les communautés éducatives chrétiennes de Terre Sainte.

L’école comme signe d’espérance pour la Terre Sainte

Une présence qui refuse de disparaître

Malgré la lourdeur de cette récurrence administrative, il faut souligner ce que cette crise révèle aussi de positif : la solidité et la détermination des institutions éducatives chrétiennes à Jérusalem. Quatorze établissements ont su, en l’espace de quelques heures, coordonner une réponse commune, consulter les familles, alerter les autorités compétentes, et obtenir un dénouement favorable avant même que l’année scolaire n’ait véritablement débuté. Cette capacité de mobilisation collective, huit mois après la crise de janvier qui avait touché cent soixante-onze enseignants, témoigne d’une résilience institutionnelle qui mérite d’être reconnue.

Cette résilience n’est pas seulement organisationnelle ; elle est profondément spirituelle. Elle rappelle la parole de la première épître de Pierre, qui décrit les croyants comme des pierres vivantes assemblées pour former un édifice spirituel : « Vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, entrez dans la construction de l’édifice spirituel » (1 P 2, 5). Chaque école chrétienne de Jérusalem, chaque enseignant qui franchit un checkpoint malgré l’incertitude administrative, chaque parent qui inscrit son enfant dans ces établissements en dépit des tensions, participe à cette construction vivante d’un édifice qui refuse de s’effondrer, malgré les pressions répétées qui pèsent sur ses fondations.

Le père Ibrahim Faltas, lorsqu’il évoque l’éducation comme voie de l’avenir et de la paix, ne parle pas d’un idéal lointain, mais d’une pratique quotidienne, concrète, incarnée dans des salles de classe où juifs, chrétiens et musulmans se croisent, où des enfants apprennent ensemble malgré les murs qui séparent leurs communautés à l’extérieur de l’école. Cette réalité mérite d’être portée à la connaissance des catholiques du monde entier, non comme une simple information géopolitique, mais comme un témoignage vivant de ce que signifie construire la paix dans un contexte de conflit prolongé.

La responsabilité de la communion universelle

Cette crise de septembre 2026, malgré sa résolution rapide, doit interpeller l’ensemble de l’Église universelle sur sa responsabilité envers les chrétiens de Terre Sainte. Les Églises palestiniennes ont appelé à une action internationale pour préserver ces écoles, rappelant que leur fragilité structurelle menace directement l’année scolaire 2026-2027 pour des milliers d’enfants. Cet appel ne peut rester sans écho parmi les catholiques du monde entier, car il touche à une dimension essentielle de la communion ecclésiale : la solidarité concrète avec les communautés les plus exposées.

Le soutien apporté par des organismes catholiques internationaux, qui suivent depuis plusieurs années la situation des écoles de Terre Sainte, illustre une forme de fraternité qui dépasse les frontières nationales. Cette solidarité rejoint l’exhortation de saint Paul aux Galates, qui invite les communautés chrétiennes à porter les fardeaux les unes des autres : « Portez les fardeaux les uns des autres, et de cette manière accomplissez la loi du Christ » (Ga 6, 2). Porter le fardeau des écoles chrétiennes de Jérusalem, c’est concrètement soutenir financièrement ces institutions, mais c’est aussi et surtout leur donner une voix, refuser que leur combat quotidien pour l’accès à l’éducation ne se réduise à un simple fait divers administratif noyé dans l’actualité géopolitique.

La récurrence de ces blocages à chaque rentrée scolaire, documentée depuis plusieurs années par les responsables éducatifs chrétiens de Jérusalem, appelle une vigilance permanente plutôt qu’un soulagement ponctuel. Chaque crise résolue en une journée n’efface pas la nécessité d’une réforme structurelle du système de délivrance des permis, seule garantie durable pour que ces écoles puissent exercer leur mission sans être suspendues à l’arbitraire administratif. C’est dans cette perspective que la prière et l’action concrète de l’Église universelle doivent converger, pour que la promesse portée par ces établissements séculaires — éduquer ensemble des enfants de toutes confessions à la paix — puisse enfin s’exercer dans la stabilité qu’elle mérite.

Lectio divina

📜
Lectio — Lire

« Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; même quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas » Pr 22, 6

🧠
Meditatio — Méditer

Tu penses peut-être que l'école n'est qu'un lieu de savoir, un espace neutre où l'on apprend à lire et à compter. Mais que se passe-t-il en toi lorsque tu songes qu'un enfant peut être privé, du jour au lendemain, de celui qui devait l'instruire ? As-tu déjà mesuré ce que représente, pour une communauté entière, la transmission d'une génération à l'autre lorsqu'elle est menacée à chaque saison ? Que ferais-tu, toi, si la voie que tu voulais montrer à un enfant t'était soudain interdite sans explication ? Reste un instant dans cette question, sans chercher tout de suite une réponse.

🙏
Oratio — Prier

Seigneur, tu as instruit tes disciples sur les chemins de Galilée, sans permis, sans frontière, sans checkpoint. Tu marchais librement pour semer ta parole dans le cœur des enfants et des simples. Regarde aujourd'hui ces classes vides, ces cartables posés sans élan, ces maîtres arrêtés aux portes de la ville. Donne-leur la force de revenir, encore et encore, vers ceux qu'ils doivent instruire. Fais que la voie que l'on montre aux enfants de Jérusalem reste celle de la paix, malgré les murs et les tampons. Que ta lumière traverse les barrières que les hommes dressent entre l'enfant et son maître.

Contemplatio — Contempler

Un cartable posé sur un banc vide, dans une salle de classe où la lumière du matin attend encore l'enfant qui doit venir.

✝ Références bibliques

5 passages · 5 livres
1 Pierre
📖 Codex — Livre biblique

Pierre Apôtre (tradition) · 64–68 ap. J.-C. · 105 versets

Remettez-lui tous vos soucis, car vous avez du prix à ses yeux. (1P 5,7)

Encouragement aux chrétiens persécutés : espérance, baptême et conduite en société.

→ Explorer le Codex 1 Pierre
Romains
📖 Codex — Livre biblique

Paul de Tarse · 57 ap. J.-C. · 433 versets

Le juste vivra par la foi. (Rm 1,17)

La grande synthèse théologique de Paul : péché, grâce, justification et vie en Esprit.

→ Explorer le Codex Romains

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