Léon XIV retrouve un continent qui doute : ce que le voyage de novembre révèle du catholicisme latino-américain

Léon XIV retrouve en novembre un continent où le catholicisme recule : Pérou, Argentine, Uruguay, entre chiffres et espérance.

Équipe Via Bible
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Une délégation vaticane a foulé le sol de Montevideo pour caler les derniers détails d’un voyage que l’on annonce depuis des mois : entre le 4 et le 18 novembre, Léon XIV posera pour la première fois le pied sur le continent américain depuis son élection, avec trois étapes désormais actées, le Pérou, l’Argentine et l’Uruguay. Ce déplacement n’a rien d’un simple retour aux sources sentimental pour l’ancien évêque de Chiclayo. Il survient quelques mois après la publication d’une enquête qui a fait l’effet d’une déflagration silencieuse dans les épiscopats du sous-continent : en onze ans, la part de catholiques est passée de 61 % à 46 % au Brésil, de 71 % à 58 % en Argentine, de 76 % à 67 % au Pérou, tandis que seulement 12 % des Brésiliens assistent encore à la messe dominicale, contre 41 % des Mexicains. Ces chiffres ne racontent pas une baisse conjoncturelle. Ils décrivent une terre qui change de visage religieux au moment précis où son pasteur universel s’apprête à y remettre les pieds.

Il y a quelque chose de presque providentiel, ou en tout cas de spirituellement signifiant, dans cette coïncidence de calendrier. Le pape qui arrive n’est pas un visiteur diplomatique venu constater des statistiques depuis Rome. Il a vécu vingt ans au Pérou, il en a la nationalité, il en connaît les paroisses de l’intérieur, les routes de montagne et les inondations qui emportent tout. Ce que les chercheurs mesurent en pourcentages, Léon XIV l’a longtemps porté comme évêque, dans des visages précis, des familles précises. C’est cette rencontre entre une donnée sociologique implacable et une expérience pastorale incarnée qui donne à ce voyage de novembre une gravité particulière, bien au-delà du protocole.

Le chiffre qui précède le pape

Le Brésil, épicentre silencieux du recul

Le Brésil concentre à lui seul l’essentiel de l’inquiétude. Premier pays catholique du monde par le nombre absolu de fidèles, il est aussi celui où la chute est la plus sévère parmi les grandes nations du continent, quinze points perdus en une décennie, un taux de pratique dominicale tombé à 12 %. Cela signifie concrètement qu’à peine plus d’un catholique brésilien sur dix se rend encore à la messe chaque semaine, alors que neuf sur dix se disaient encore catholiques il y a deux générations. L’écart entre l’identité héritée et la pratique vécue n’a jamais été aussi large sur ce territoire immense, où les paroisses urbaines peinent à suivre le rythme d’une urbanisation qui a vidé les campagnes en quelques décennies.

Ce basculement brésilien présente une particularité que les autres pays n’ont pas : contrairement à l’Argentine ou au Chili, où l’essentiel des départs alimente les rangs des personnes sans religion, le Brésil voit ses anciens catholiques rejoindre en priorité les Églises évangéliques et pentecôtistes, dans une proportion presque deux fois supérieure à celle des « sans affiliation ». Ce n’est pas un détail statistique : cela signifie que la ferveur religieuse elle-même, loin de s’éteindre, se redéploie ailleurs, dans des structures communautaires plus légères, plus chaleureuses, plus disponibles au quotidien que la paroisse traditionnelle. Le prophète Osée, s’adressant au peuple d’Éphraïm dont la piété se dissolvait comme la brume du matin, pourrait presque décrire ce mouvement : « Éphraïm, que faire de toi ? […] votre amour est comme la nuée du matin, comme la rosée qui tôt s’évanouit » (Os 6, 4). Ce n’est pas l’incroyance qui frappe le Brésil catholique, c’est l’évaporation d’une piété qui n’a pas trouvé, dans l’institution, assez de chaleur pour se fixer.

L’anomalie mexicaine, un contre-modèle qui n’aidera pas Léon XIV

Le contraste avec le Mexique est saisissant et mérite qu’on s’y arrête, car il éclaire par la négative ce que le pape va trouver dans les trois pays de sa tournée. Avec 41 % de pratique dominicale, le Mexique conserve un catholicisme populaire d’une vigueur que peu de nations occidentales peuvent encore revendiquer. La dévotion guadalupéenne, les pèlerinages de masse, la densité du tissu paroissial rural expliquent en grande partie cette résistance. Mais ce contre-modèle mexicain n’est d’aucun secours direct pour Léon XIV en novembre, puisqu’aucune étape de son voyage ne le conduit au Mexique. Le pape s’apprête au contraire à visiter précisément les terrains où cette vigueur populaire a le plus reculé, ou n’a jamais atteint les mêmes niveaux.

Ce simple constat géographique change la portée symbolique du voyage. Léon XIV ne va pas consolider une forteresse ; il va se rendre dans les trois pays où le socle catholique est le plus fragilisé, ou le plus historiquement mince, du continent. Le choix même de cet itinéraire, qu’il relève de contraintes protocolaires, d’invitations présidentielles ou d’un discernement pastoral délibéré, place le pontificat face à la portion la plus exigeante de la carte religieuse latino-américaine plutôt que face à sa vitrine la plus rassurante.

Argentine et Pérou, les deux terres que le pape va retrouver amaigries

L’Argentine, patrie du pape François, a perdu treize points en onze ans, passant de 71 % à 58 % de catholiques déclarés. Le Pérou, patrie d’adoption de Léon XIV, en a perdu neuf, glissant de 76 % à 67 %. Ces deux chiffres, mis côte à côte, disent une vérité que ni l’un ni l’autre pontificat n’a pu empêcher : avoir un pape né ou façonné sur le continent ne suffit pas à enrayer la dynamique de fond. Le lien affectif entre un peuple et son pasteur peut nourrir la ferveur ponctuelle d’une visite, mais il ne remplace pas le travail patient de transmission qui se joue, semaine après semaine, dans les familles et les paroisses de quartier.

Il serait cependant erroné de lire ces pertes comme un simple échec pastoral individuel. Le Pérou reste, avec 67 % de catholiques et une piété populaire vivace autour de dévotions comme celle du Señor de los Milagros, un pays où la foi structure encore largement le calendrier social. L’Argentine, malgré la chute, conserve une culture catholique profondément enracinée dans ses institutions éducatives et caritatives. Ce que révèle surtout ce doublé de neuf et treize points, c’est que la sécularisation avance indépendamment des figures charismatiques qui occupent le siège de Pierre ; elle procède de transformations sociales de fond, l’urbanisation, la scolarisation, la concurrence des offres religieuses, qu’aucune personnalité pontificale, même originaire du continent, ne peut à elle seule inverser.

Les trois pays d’une tournée qui n’a rien d’un hasard

Le Pérou, où le missionnaire est devenu pape

Léon XIV passera au Pérou la plus grande partie de son séjour, entre huit et dix jours selon les informations qui circulent, avec un parcours annoncé par les autorités civiles et ecclésiastiques péruviennes couvrant Lima, Chiclayo, Piura, Pucallpa et Cusco, sans exclure des extensions vers Puno, Iquitos, Arequipa ou des zones andines reculées comme Incahuasi et Cañaris. Ce n’est pas un hasard si Chiclayo, le diocèse dont il fut l’évêque de 2015 à 2023, figure au cœur de l’itinéraire. C’est là, dans cette ville de plus de six cent mille habitants au nord du pays, que Robert Francis Prevost a bâti sa réputation d’évêque de terrain, présent lors des inondations catastrophiques, attentif aux plus démunis, formé au séminaire augustinien de Trujillo avant de recevoir la charge épiscopale.

Ce retour a une portée qui dépasse largement la statistique du recul catholique péruvien. Il s’agit d’un pasteur qui revient littéralement chez lui, dans un pays dont il a acquis la nationalité en 2015 et dont il connaît les hameaux andins autant que les artères de Lima. Le prophète Ézéchiel, décrivant le Seigneur venant lui-même chercher son troupeau dispersé, offre à ce moment une résonance particulière : « Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que moi-même, je vais m’occuper de mes brebis et je veillerai sur elles » (Ez 34, 11-12). Ce n’est pas une image convenue appliquée artificiellement à l’actualité ; c’est une description presque littérale de ce que représente, pour les catholiques de Chiclayo ou de Piura, la venue d’un homme qui a partagé leur quotidien pendant près de trente ans et qui revient désormais avec l’autorité du successeur de Pierre.

Reste que ce retour affectif ne dispense pas d’une lecture réaliste des chiffres péruviens. Neuf points de catholiques perdus en une décennie, dans un pays qui reste pourtant l’un des plus fervents du continent, montrent que même les diocèses où un futur pape a exercé son ministère n’ont pas été épargnés par l’érosion générale. La visite de Léon XIV ne sera donc pas un tour de la victoire, mais plutôt l’occasion d’un dialogue entre un pasteur qui connaît intimement le terrain et une Église locale confrontée aux mêmes défis structurels que ses voisines, la migration vers les villes, la concurrence évangélique très active dans les quartiers populaires de Lima, et la désaffection progressive des jeunes générations urbaines.

L’Argentine de François, orpheline de son propre fils

L’étape argentine, plus brève, à peine trois jours selon les informations recueillies auprès de sources proches de l’organisation du voyage, portera un poids symbolique très lourd. C’est le pays natal du pape François, qui n’y est jamais retourné durant tout son pontificat, une absence que le cardinal Daniel Sturla Berhouet, archevêque de Montevideo, avait lui-même rappelée publiquement peu après l’élection de Léon XIV, en évoquant également l’Uruguay. Cette double absence pesait comme un manque non résolu dans la mémoire collective des catholiques argentins et uruguayens, presque une blessure d’amour propre continental que le nouveau pontife semble vouloir refermer dès son premier grand voyage.

Le programme évoqué pour l’Argentine mêlerait Buenos Aires et le sanctuaire de Luján, haut lieu de la dévotion mariale nationale, avec des extensions possibles vers Santiago del Estero, siège du premier diocèse fondé sur le sol argentin et lieu de naissance de la première sainte du pays, Mama Antula, ou vers Córdoba, terre du curé Brochero. Une conclusion patagonienne, marquant les cent cinquante ans de l’évangélisation salésienne dans cette région australe, est également évoquée. Ce maillage géographique, s’il se confirme, dessinerait une visite qui ne se contente pas de la capitale, mais qui cherche à toucher les racines missionnaires les plus anciennes du catholicisme argentin, précisément au moment où treize points de fidèles se sont détachés de l’institution en une décennie.

L’apôtre Paul, écrivant aux Corinthiens à propos des rivalités entre disciples de différents prédicateurs, rappelait une vérité qui s’applique avec une justesse frappante à la succession entre deux papes façonnés par l’Amérique latine : « J’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui a fait croître » (1 Co 3, 6-7). François a planté sur cette terre une théologie de la proximité et des périphéries ; Léon XIV, en s’y rendant à son tour, ne vient pas revendiquer une récolte qui lui appartiendrait, mais poursuivre un arrosage patient dont le fruit reste, en dernière analyse, l’œuvre de Dieu seul. C’est une manière de désamorcer toute lecture compétitive entre les deux pontificats, alors même que les statistiques de déclin argentin pourraient inviter certains observateurs à comparer les bilans.

L’Uruguay, laboratoire avancé de la sécularisation continentale

La dernière étape, la plus brève, entre un jour et demi et deux jours selon les estimations les plus récentes, conduira le pape en Uruguay, pays qui n’a pas reçu de visite pontificale depuis Jean-Paul II en 1988, soit trente-huit années d’attente. L’Uruguay occupe une place singulière dans la géographie religieuse du continent : avec à peine 42 % de baptisés catholiques et une pratique régulière très faible, il constitue le pays le plus sécularisé d’Amérique latine, un statut acquis de longue date par une tradition laïque particulièrement ancrée dans les institutions publiques depuis le début du vingtième siècle.

Le programme confirmé par le cardinal Sturla prévoit une présence à Montevideo et dans le département de Florida, avec une messe présidée le 8 novembre pour la fête de la Vierge des Trente-Trois, patronne du pays, ainsi qu’une visite au quartier de Casavalle, dans la zone d’El Borro, connue pour l’intense travail social qu’y déploie l’Église catholique auprès des populations les plus vulnérables de la capitale. Ce choix d’itinéraire n’est pas anodin : plutôt que de se limiter aux lieux de pouvoir ou aux grandes cathédrales, le pape choisit de rendre visible, dans l’un des pays les plus sécularisés du continent, une Église qui continue d’agir concrètement auprès des plus pauvres, indépendamment du pourcentage de pratiquants qu’elle peut revendiquer.

Ce choix uruguayen mérite d’être médité comme la clé de voûte théologique de toute la tournée. Car si le Brésil illustre l’ampleur du recul et le Pérou la fidélité d’un retour missionnaire, l’Uruguay incarne la question la plus radicale : que reste-t-il de la mission de l’Église lorsque la sécularisation a déjà fait son œuvre depuis des générations, lorsque la majorité de la population ne se reconnaît plus dans l’appartenance catholique ? La réponse que le pape choisit d’y apporter n’est pas un discours triomphaliste sur la reconquête des âmes, mais une visite de proximité concrète auprès de ceux que la société uruguayenne elle-même a laissés en marge. C’est une manière d’incarner, sur le terrain le plus difficile du voyage, l’idée qu’un cardinal brésilien avait déjà formulée à propos du rapport statistique national : les chiffres mesurent le passé institutionnel, mais l’Esprit continue d’agir dans des gestes que la sociologie ne sait pas quantifier.

Ce que la statistique ne mesure pas

La pratique comme lieu théologique, au-delà de l’appartenance

L’écart entre les 12 % de pratiquants dominicaux au Brésil et les 41 % au Mexique invite à une clarification théologique essentielle avant toute lecture pastorale du voyage de novembre. L’appartenance déclarée à une confession et la pratique sacramentelle régulière ne mesurent pas la même réalité spirituelle. Un catholique brésilien qui ne se rend plus à la messe chaque dimanche n’a pas nécessairement cessé de croire en Dieu ; les enquêtes montrent au contraire que la croyance et la prière quotidienne demeurent extrêmement répandues dans ce pays, souvent au-delà de 75 %. Ce qui s’est effondré, ce n’est pas la foi elle-même, c’est sa forme institutionnelle et sacramentelle régulière, celle qui passe par l’Eucharistie dominicale et la vie paroissiale organisée.

Cette distinction n’excuse en rien la gravité du phénomène, mais elle en précise la nature. L’apôtre Paul rappelait aux Romains que la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole du Christ ; ce que révèlent en creux les taux de pratique dominicale des trois pays visités par Léon XIV, c’est que la parole a cessé d’être entendue de la même façon qu’auparavant, non parce que l’Évangile aurait perdu sa force, mais parce que les canaux traditionnels par lesquels elle se transmettait, la paroisse de quartier, la catéchèse familiale, la pression sociale communautaire, se sont progressivement affaiblis dans des sociétés urbanisées, individualisées et concurrencées par d’autres offres spirituelles. Le défi que rencontrera le pape dans chacune des trois étapes de son voyage n’est donc pas seulement de raviver une pratique déclinante, mais de retrouver les canaux par lesquels une parole vivante peut de nouveau circuler.

Une conversion missionnaire, pas une reconquête

Il serait tentant, à la lumière de ces chiffres, d’attendre du voyage de novembre une sorte de plan de reconquête statistique, un effort pour faire remonter les courbes de pratique dans les trois pays visités. Ce serait mal comprendre la nature même de la mission que Léon XIV incarne depuis son élection. Son expérience missionnaire au Pérou, vécue non pas comme administrateur mais comme prêtre de terrain à cheval sur les routes de montagne, l’a formé à une pastorale de la présence plutôt qu’à une pastorale de la performance chiffrée. Ce qui se joue dans cette tournée n’est pas la production d’un rebond statistique immédiat, mesurable par le prochain institut de sondage venu, mais la manifestation d’une Église qui choisit délibérément de se rendre, en priorité, dans les territoires les plus fragilisés de son propre continent d’origine.

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Cette approche rejoint ce que le concile Vatican II désignait comme l’exigence d’une Église en conversion permanente, attentive aux signes des temps plutôt qu’à la nostalgie d’un monolithe révolu. L’itinéraire choisi, avec ses détours vers les quartiers populaires de Montevideo, les hauteurs andines du nord péruvien et les terres missionnaires les plus anciennes de l’Argentine, dessine une géographie qui privilégie la fidélité aux périphéries sur la visite protocolaire aux capitales. Le Christ envoyant ses disciples sans bagages superflus, leur demandant de compter sur la seule force de la Bonne Nouvelle, offre à cet égard un modèle qui n’a rien perdu de son actualité pour une Église qui n’a plus, sur ce continent comme ailleurs, les moyens de la contrainte sociale et doit désormais convaincre par la seule qualité de son témoignage.

Le rapport statistique qui a tant inquiété les épiscopats depuis le début de l’année ne doit donc pas être lu comme une sentence irrévocable, mais comme le contexte exact dans lequel s’inscrit ce voyage pastoral. Léon XIV n’arrive pas en novembre pour célébrer une forteresse intacte ; il arrive pour visiter, avec la lucidité d’un homme qui a passé sa vie sur ce terrain, une terre qui doute, qui se cherche, qui perd des fidèles chaque année sans pour autant perdre la soif de Dieu qui continue, contre toute attente statistique, d’habiter la majorité de ses habitants. C’est peut-être là, dans cette tension irrésolue entre le déclin mesurable et la foi persistante, que se situe le véritable enjeu spirituel de cette première tournée américaine d’un pontificat qui a choisi, dès son nom, de se placer dans la continuité d’une Église toujours en travail d’enfantement.

Lectio divina

📜
Lectio — Lire

« Voici que moi-même, je vais m'occuper de mes brebis et je veillerai sur elles » Ez 34, 11-12

🧠
Meditatio — Méditer

Toi qui portes en toi la fatigue d'une foi héritée mais jamais vraiment habitée, sens-tu que quelqu'un vient encore te chercher, malgré les statistiques qui te comptent parmi les partis. Qu'est-ce qui, dans ta propre vie, ressemble à ces brebis dispersées sur des collines sans berger. As-tu déjà confondu l'absence de pratique avec l'absence de Dieu. Que ferais-tu si tu sentais, aujourd'hui, un pasteur marcher vers toi sur les chemins mêmes où tu t'es égaré.

🙏
Oratio — Prier

Seigneur, tu ne comptes pas seulement mes absences, tu viens me chercher où je me suis dispersé. Je t'apporte mes dimanches oubliés, mes portes fermées, mes silences devant ton Église. Marche vers moi comme vers ces collines andines que tu connais par leur nom. Fais de ma lassitude un chemin que tu emprunteras encore. Que ta voix, plus douce que toutes les voix qui m'ont éloigné, se fasse entendre dans mon propre pâturage intérieur. Reste le berger, même quand je m'égare loin du troupeau.

Contemplatio — Contempler

Un berger gravit seul un sentier de montagne, la nuit tombe, et une brebis lève la tête au bruit lointain de ses pas.

Les statistiques de janvier et les préparatifs de novembre racontent, au fond, la même histoire vue de deux points différents. L’une décrit un continent qui se détache, chiffre après chiffre, d’une appartenance qu’il jugeait autrefois immuable. L’autre montre un pasteur qui refuse de laisser ce constat avoir le dernier mot, et qui choisit de marcher, physiquement, dans les rues de Chiclayo, les allées de Luján et les venelles de Casavalle. Entre ces deux récits, il n’y a pas de contradiction, seulement l’ancienne tension chrétienne entre la vérité qui inquiète et l’espérance qui met en marche.

✝ Références bibliques

3 passages · 3 livres
Ézéchiel
📖 Codex — Livre biblique

Ézéchiel · VIe s. av. J.-C. · 1273 versets

Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. (Ez 36,26)

Visions apocalyptiques, oracles de jugement et promesse de restauration d'Israël.

→ Explorer le Codex Ézéchiel
Osée
📖 Codex — Livre biblique

Osée · VIIIe s. av. J.-C. · 197 versets

C'est l'amour qui me plaît, non les sacrifices. (Os 6,6)

L'amour conjugal de Dieu pour Israël infidèle : appel au retour et à la conversion.

→ Explorer le Codex Osée

🌍 5 pays concernés

Argentine
🇦🇷
Argentine
South America
Majorité catholique
Catholiques
77 %
🏛 Capitale
Buenos Aires
👥 Population
46,7 M hab.
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69
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3
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2
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🇧🇷
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Majorité catholique
Catholiques
65 %
🏛 Capitale
Brasília
👥 Population
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⛪ Diocèses
275
🌟 Saints
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2
✝ Saint patron
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🇲🇽
Mexique
North America
Sous pression
Catholiques
77 %
🏛 Capitale
Mexico City
👥 Population
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⛪ Diocèses
90
🌟 Saints
5
✨ Sanctuaires
3
✝ Saint patron
Notre-Dame de Guadalupe
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Pérou
🇵🇪
Pérou
South America
Majorité catholique
Catholiques
76 %
🏛 Capitale
Lima
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Uruguay
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Uruguay
South America
Minorité active
Catholiques
42 %
🏛 Capitale
Montevideo
👥 Population
3,5 M hab.
⛪ Diocèses
10
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1
✝ Saint patron
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