Jésus-Christ
Jésus de Nazareth naît en Judée, à Bethléem, sous le règne d'Hérode le Grand, d'une mère vierge, Marie, et d'un père adoptif, Joseph, de la lignée de David. Sa naissance elle-même est une irruption du divin dans le tissu ordinaire de l'histoire humaine : la crèche, les bergers, la fuite en Égypte composent un tableau où la gloire se cache sous la pauvreté. L'enfance à Nazareth est un silence de trente ans, que Luc résume d'un seul verset : « Il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et les hommes. »
Après le baptême dans le Jourdain par Jean-Baptiste — où le ciel s'ouvre et l'Esprit descend sur lui comme une colombe — Jésus commence son ministère public en Galilée. Il proclame que le Règne de Dieu est proche, appelle des disciples, guérit les malades, chasse les démons, mange avec les pécheurs et les exclus. Son enseignement renverse les logiques du pouvoir : les derniers seront premiers, les doux hériteront la terre, il faut aimer ses ennemis. Ces paroles dérangent autant qu'elles fascinent.
La montée vers Jérusalem est le cœur dramatique des Évangiles. Jésus sait ce qui l'attend. Il entre dans la ville en roi humble, sur un âne, acclamé par la foule. Il chasse les marchands du Temple, débat avec les autorités, prononce ses discours eschatologiques. Puis, la nuit du jeudi, il partage avec les siens un repas où il donne son corps et son sang sous les espèces du pain et du vin — geste fondateur de l'Eucharistie. Arrêté au Gethsémani, jugé devant Pilate, flagellé et crucifié, il meurt sur la Croix en pardonnant à ses bourreaux.
Mais le troisième jour, le tombeau est vide. Ressuscité, il apparaît à Marie-Madeleine, aux disciples d'Emmaüs, aux Onze. Sa résurrection est le fondement de la foi chrétienne : non pas un symbole, mais un événement dans l'histoire du monde. Quarante jours plus tard, il monte au ciel. L'Église naîtra de l'effusion de son Esprit à la Pentecôte. Deux mille ans de civilisation, d'art, de théologie et de sainteté portent l'empreinte de cet homme qui disait être Dieu — et qui l'a prouvé en ressuscitant.
Jésus-Christ est le centre et le sens de toute l'Écriture : l'Ancien Testament le prépare, le Nouveau Testament le révèle. En lui s'accomplit l'ensemble des figures et des prophéties : il est l'Agneau pascal, le Serviteur souffrant, le Fils de l'homme, le nouvel Adam, le Prêtre, le Prophète et le Roi. Le Concile de Nicée (325) définit qu'il est consubstantiel au Père ; le Concile de Chalcédoine (451) qu'il est pleinement Dieu et pleinement homme, sans confusion ni séparation.
Irénée de Lyon voit en lui la récapitulation de toute l'humanité : il refait en sens inverse le chemin d'Adam, restituant à la créature sa dignité perdue. Augustin dit que notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en lui. Origène, premier grand exégète, lit chaque ligne de l'Écriture comme une parole du Logos qui conduit à sa personne. Dans la liturgie catholique, toute la Bible est une pédagogie vers cet unique visage.
Lire Mt 1,18-25 →18Or la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi. Marie, sa mère, étant fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu’ils eussent habité ensemble, qu’elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit. 19Joseph, son mari, qui était un homme juste, ne voulant pas la diffamer, résolut de la renvoyer secrètement. 20Comme il était dans cette pensée, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie ton épouse, car ce qui est formé en elle est l’ouvrage du Saint-Esprit.
9Or, il arriva en ces jours-là que Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. 10Et, comme il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir et l’Esprit-Saint descendre sur lui comme une colombe. 11Et du ciel une voix se fit entendre : « Tu es mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. »
Lire Lc 2,1-20 →1En ces jours-là fut publié un édit de César Auguste, pour le recensement de toute la terre. 2Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius commandait la Syrie. 3Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Lire Jn 1,1-18 →1Au commencement était le Verbe et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu. 2Il était au commencement en Dieu. 3Tout a été fait par lui et sans lui n’a été fait rien de ce qui a été fait.
25Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra,
6Jésus lui dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi.
Lire 1Co 15,3-8 →3Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures, 4qu’il a été enseveli et qu’il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Écritures, 5et qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze.
2Jn 1 ch.
Ac 26 ch.
Ep 1 ch.
Jude 1 ch.
Lc 16 ch.
Mt 21 ch.