Quand Dieu se laisse interrompre : ce que ta foi fait à son chemin

Mt 9, 18-26 vu par Chrysostome : quand Dieu se laisse interrompre pour toi. Ce que ça change dans ta façon de prier, d'aimer et d'espérer.

Équipe Via Bible
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Mt 9, 18-26 — Comment le regard de Jean Chrysostome sur l’interruption divine retourne notre rapport à l’urgence, au toucher et à la mort

Chrysostome voit dans ce double récit ce que la plupart manquent : Jésus ne se hâte pas vers la petite fille mourante — il s’arrête, il se retourne, il s’attarde. Et cet arrêt n’est pas une perte de temps. Il est la révélation du cœur même de l’Évangile : Dieu ne gère pas les urgences selon nos priorités. Il les traverse selon les tiennes.

Cette méditation explore comment Jean Chrysostome, dans ses homélies sur Matthieu, déchiffre la logique secrète d’un récit en apparence chaotique — un père désespéré interrompu par une femme malade, une mort en attente pendant un miracle de fortune. Ce que la figure voit, c’est que l’interruption n’est pas un détour : elle est la route. Ce que ça change, c’est notre manière de vivre les imprévus, de traverser les urgences, de comprendre pourquoi Dieu semble parfois si lent — et si proche, en même temps, de chacun de ceux qui osent le toucher.

Pourquoi cette voix : l’homme qui savait que la foi se passe dans la chair

Jean Chrysostome — « la bouche d’or » — prêchait à Antioche dans les années 380-390 à des gens ordinaires, des artisans, des marchands, des femmes du marché. Ce n’était pas un théologien de bureau. C’était un pasteur qui savait ce que ça fait d’attendre une guérison qui ne vient pas, de supplier pour quelqu’un qu’on aime et de voir le silence s’installer.

C’est précisément pourquoi son regard sur Mt 9, 18-26 est si tranchant. Là où d’autres commentateurs organisent le récit en deux miracles proprement séparés, lui voit une seule réalité vivante, désordonnée, palpitante — deux personnes en crise, une foule agitée, un Jésus qui s’arrête au milieu du chemin. Et dans ce désordre, il repère quelque chose que personne d’autre ne formule aussi clairement : Jésus laisse l’interruption arriver. Il ne l’esquive pas. Il s’en fait le maître.

Ce que Chrysostome voit dans ce texte : la foi qui ose toucher

Dans son Homélie XXXI sur Matthieu, Chrysostome est frappé par un détail que Matthieu mentionne comme en passant : la femme hémorroïsse ne demande rien. Elle ne crie pas. Elle ne se met pas en travers du chemin. Elle s’approche par derrière et touche la frange du vêtement. C’est un geste presque clandestin.

Pourquoi par derrière ? Chrysostome répond : parce qu’elle se croit indigne. Douze ans de saignements, c’est douze ans d’impureté légale, douze ans d’exclusion du temple, douze ans où les gens s’écartent quand tu passes. Cette femme porte sur elle une honte que le corps ne cesse de renouveler. Elle ne se sent pas en droit d’arrêter quelqu’un qui va sauver une enfant qui meurt.

Et pourtant elle touche.

Chrysostome insiste sur ce geste avec une précision qui étonne : « Elle ne lui saisit pas la main, elle ne tombe pas à ses pieds, elle ne crie pas — elle touche seulement la frange de son vêtement. Et même cela, elle n’osait pas le faire ouvertement. » Ce que la figure voit ici, c’est que la foi n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être réelle. Elle peut être timide, tremblante, à peine visible — et Jésus se retourne quand même.

L’autre point que Chrysostome martèle, c’est la séquence : le père arrive. Jésus se lève. Et sur le chemin, la femme l’interrompt. Pour l’homiléticien, cette interruption n’est pas un accident narratif. Elle est théologiquement délibérée. Dieu, dit-il, permet que le notable attende — et ce délai n’affaiblit pas la foi du père, il la purifie. La mort de la fillette pendant ce temps d’arrêt n’est pas une défaite : elle devient le terrain sur lequel la résurrection sera d’autant plus éclatante.

Il formule une phrase qui résume tout son regard sur le passage : « La foi de l’un a ouvert la voie à la guérison de l’autre, et le retard apparent a révélé la puissance sans limite de Celui qui guérit. »

Autrement dit : quand Dieu semble s’arrêter en chemin, il est en train de faire quelque chose dans l’autre pièce.

Ce que ça change dans ta vie

Chaque interruption cache quelqu’un qui touche la frange

Tu connais ce moment : tu es lancé vers quelque chose d’important — un entretien, une conversation difficile que tu as préparée, un projet que tu portes depuis longtemps — et quelque chose ou quelqu’un t’arrête. Le coup de téléphone qui tombe mal. Le collègue qui frappe à ta porte. L’enfant qui pleure maintenant, pas dans dix minutes.

La réaction naturelle, c’est l’irritation. La conscience d’un temps perdu. La résistance à l’imprévu.

Chrysostome te propose de retourner ce regard. Il ne dit pas que toutes les interruptions sont bonnes. Il dit que certaines d’entre elles portent quelqu’un qui n’ose pas crier, qui s’approche par derrière, qui n’a pas les mots pour demander mais qui tend la main quand même. Et que ce quelqu’un-là mérite qu’on se retourne.

Ce que Jésus fait dans ce texte, c’est repérer le geste invisible. Il ne voit pas la femme d’abord — il sent que quelque chose s’est passé. « Qui a touché mon vêtement ? » Il aurait pu ne pas poser la question. Il aurait pu continuer à marcher. Il choisit de s’arrêter et de nommer ce qui venait de se passer dans le silence.

La question pratique que Chrysostome te pose : dans ta journée d’aujourd’hui, qui essaie de te toucher « par derrière » ? Qui n’ose pas demander directement ? Qui s’approche de façon presque imperceptible — un message laconique, un regard qui traîne, une question posée trop vite pour être entendue ?

Se retourner, c’est déjà un miracle.

La mort n’est pas la fin de l’histoire — elle est un changement de chapitre

Quand Jésus arrive chez le notable et dit « la jeune fille n’est pas morte : elle dort », la foule se moque. Matthieu le note avec une concision qui fait mal : on se moquait de lui. C’est la réaction de ceux qui ont vu le corps. Qui savent comment ça finit. Qui ont les joueurs de flûte pour preuve que tout est terminé.

Chrysostome s’arrête longuement sur cette moquerie. Pour lui, elle n’est pas anecdotique — elle est la condition du miracle. « Il dit qu’elle dort, non pas pour nier qu’elle soit morte, mais pour montrer que sa mort à elle n’est pas difficile à vaincre pour lui qui peut la ressusciter. » Ce que Jésus appelle sommeil n’est pas une erreur de diagnostic : c’est un regard depuis l’autre bord du temps.

Ce que ça change dans ta vie, c’est la manière dont tu tiens les fins. Les fins de relation. Les fins de projet. Les fins de santé. Les fins d’espoir, parfois. Chrysostome ne dit pas que tout se termine bien dans le sens où tu l’entends. Il dit que la mort — réelle, concrète, la mort qui fait venir les joueurs de flûte — n’est pas le dernier mot dans le vocabulaire de Dieu.

Et ça, ça modifie concrètement comment tu traverses un deuil. Pas en faisant semblant que ça ne fait pas mal. Pas en déclarant que « tout arrive pour une raison ». Mais en gardant ouverte, même dans le désespoir le plus sombre, une fenêtre de trois centimètres par laquelle quelque chose peut encore entrer.

La petite fille était vraiment morte. Et Jésus lui a saisi la main.

La foi en deux visages : le père et la femme, toi et l’autre

Ce que Chrysostome trouve remarquable dans ce récit double, c’est la dissymétrie des deux figures de foi. Le père est un notable, un homme de rang — il se prosterne. La femme est sans nom, sans statut — elle se glisse. L’un est dans la lumière, l’autre dans l’ombre. L’un fait une demande explicite, l’autre un geste presque muet.

Et Jésus répond aux deux.

Dans son homélie, Chrysostome tire de là une leçon sur la diversité des formes de foi : « Il n’exige pas que tous viennent de la même façon. Il reçoit chacun selon la mesure de ce que sa foi peut produire. » Ce n’est pas la forme extérieure qui importe — la prostration du notable, le toucher furtif de la femme — c’est le mouvement intérieur vers lui.

Ce que ça change dans ton regard sur les autres croyants, c’est une sorte de libération. Tu n’as pas à vérifier que leur foi ressemble à la tienne pour la reconnaître comme vraie. Certains prient à voix haute et les bras levés. D’autres allument un cierge sans dire un mot. Certains viennent à la messe chaque dimanche, d’autres reviennent une fois par an avec des yeux qui ont pleuré. Jésus se retourne vers les deux.

Et vers toi aussi, quelle que soit la forme que prend ta façon d’approcher.

Dans ma vie aujourd’hui

Dans l’intimité : La prochaine fois que quelqu’un que tu aimes te dit quelque chose à la légère — « tu as l’air fatigué », « c’est rien » — arrête-toi une seconde. Retourne-toi. Demande ce qui se passe vraiment. La femme hémorroïsse n’a pas su formuler sa demande. Jésus l’a nommée quand même.

Dans la famille : La mort et la maladie arrivent souvent sans crier gare, comme dans ce texte — la fillette meurt pendant qu’on s’occupe de quelqu’un d’autre. Face à une nouvelle difficile, résiste à la tentation de gérer l’urgence à distance. Jésus entre dans la maison. Il écarte la foule. Il s’approche du lit. La présence physique dans les moments difficiles est déjà une forme de foi agissante.

Au travail : Chrysostome note que Jésus met dehors la foule agitée avant de faire quoi que ce soit. Il y a des moments où l’efficacité demande d’abord de faire le silence — d’écarter le bruit, les opinions, les commentaires précipités — pour que quelque chose de réel puisse se passer. Avant ta prochaine décision difficile, prends deux minutes seul avec le problème.

Dans la communauté : La femme de ce texte était exclue. Douze ans d’exclusion. Elle touche la frange, pas la main — c’est le geste de quelqu’un qui n’est pas sûr d’avoir le droit d’être là. Regarde dans ton entourage qui se tient à la périphérie. Qui est là mais sans trop se montrer. Le geste de Jésus — se retourner, nommer, dire « confiance » — est reproductible.

Dans la prière : Tu n’as pas toujours les mots. Parfois la prière ressemble à tendre la main vers quelque chose que tu n’arrives même pas à nommer. C’est assez. « Si je parviens seulement à toucher son vêtement » — pas à comprendre, pas à expliquer, pas à formuler une belle requête. Toucher seulement. C’est le niveau d’entrée dans l’Évangile.

Quand Dieu se laisse interrompre : ce que ta foi fait à son chemin

Résonances : après Chrysostome

La lecture de Chrysostome a irrigué toute l’interprétation occidentale de ce passage, mais elle a aussi été prolongée et parfois contestée.

Thomas d’Aquin, dans sa Catena Aurea sur Matthieu, reprend la lecture chrysostomienne de la foi comme mouvement imparfait mais réel, et l’enrichit d’une distinction scholastique : la femme croit que la vertu guérissante est dans le vêtement lui-même — une foi encore mêlée de magie — et Jésus corrige doucement cette vision en lui attribuant explicitement sa guérison à sa foi, pas à sa technique. Thomas voit là une pédagogie divine de la purification de la foi.

Plus près de nous, Hans Urs von Balthasar a médité ce double récit sous l’angle de la disponibilité de Dieu — un Dieu qui n’est pas pressé parce qu’il est déjà présent partout où la foi l’appelle. Il reprend en cela quelque chose de profondément chrysostomien, mais le déplace vers une théologie de la kenose : si Jésus peut se laisser interrompre, c’est parce que l’amour trinitaire est par nature don-de-soi, et non gestion du temps.

La tradition orthodoxe, elle, a retenu surtout le geste du toucher de la frange — le kraspedon grec — et en a fait un symbole de l’accessibilité de l’énergie divine dans les sacrements. La frange, c’est l’enveloppe visible du divin. On ne touche pas Dieu directement, on touche ce qu’il a voulu qu’on puisse toucher.

Ce qui unit toutes ces lectures : personne n’a trouvé dans ce récit un Dieu distant. Tous y ont trouvé un Dieu que l’on peut atteindre par le bord du vêtement.

Lectio divina

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Lectio — Lire

« Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » (Mt 9, 22)

🧠
Meditatio — Méditer

Cette femme n'a rien dit. Elle a juste touché. Et Jésus se retourne, la voit, et lui parle — à elle, pas à la foule, pas au notable qui attend.

Quelle part de toi n'ose pas demander directement ? Quelle est la frange que tu essaies d'atteindre depuis longtemps, sans même formuler vraiment ce que tu cherches ? Est-ce que tu crois que ton geste à toi — celui de ta foi timide, maladroite, presque invisible — peut faire se retourner Quelqu'un ?

🙏
Oratio — Prier

Seigneur, je ne sais pas toujours comment m'approcher de toi. Parfois je me glisse par derrière parce que je ne me sens pas en droit d'être là. Parfois je tends la main vers la frange de quelque chose que je ne comprends même pas.

Tu t'es retourné vers cette femme sans nom. Retourne-toi vers moi.

Là où je porte une honte que je n'ose pas nommer, là où j'attends depuis trop longtemps une guérison qui tarde, là où j'ai cessé d'espérer parce que les joueurs de flûte sont déjà arrivés — entre dans cette maison-là, écarte la foule, et saisis-moi par la main.

Contemplatio — Contempler

Une frange de tissu. Le bout des doigts. Et le monde qui change.

Conclusion

Chrysostome termine son homélie XXXI par une phrase que rien ne prépare vraiment : « Apprenons donc à ne pas nous décourager dans l’adversité ni à regarder la grandeur des obstacles, mais seulement la puissance de Celui que nous supplions. »

Ce que tu emportes de cette méditation, c’est simple et vertigineux à la fois : tu peux atteindre Dieu par le bord. Tu n’as pas besoin de forcer le passage, de crier plus fort que les autres, d’être en règle. Tu as besoin de tendre la main vers ce que tu peux atteindre — et de laisser Dieu se retourner.

Pratiques

1. L’arrêt du retournement (5 minutes par jour) Chaque soir, prends une minute pour te demander : qui a essayé de me toucher « par derrière » aujourd’hui — quelqu’un qui n’a pas osé demander directement ? Nomme cette personne, note son nom, et demain, retourne-toi vers elle. Chrysostome voit dans le retournement de Jésus le geste central du récit : tout commence quand on se retourne.

2. La prière de la frange Quand tu n’as pas les mots pour prier — fatigue, désespoir, sécheresse spirituelle — rappelle-toi la femme hémorroïsse. Elle n’a pas prié. Elle a touché. Pose simplement la main sur quelque chose de concret : un chapelet, un livre de messe, l’eau d’un bénitier. Le geste physique précède parfois la foi. C’est ce que Chrysostome appelle « la foi qui agit dans le corps ».

3. Mettre dehors la foule (avant les décisions) Avant une décision difficile — personnelle, professionnelle, familiale — identifie qui sont les « joueurs de flûte » dans ton entourage : ceux qui s’agitent, commentent, dramatisent ou, au contraire, minimisent. Comme Jésus qui met la foule dehors avant d’entrer dans la chambre, crée intentionnellement un espace de silence avant de décider. Pas de la fermeture — de la disponibilité.

4. Nommer ce qui est mort La foi du père n’est pas niée par la mort de sa fille — elle est portée jusqu’au bout. Cette semaine, identifie quelque chose que tu as déclaré mort en toi : un projet, une relation, un désir. Porte-le une fois encore dans ta prière, non pas en niant la réalité, mais en laissant ouvert ce que Chrysostome appelle « l’espace du possible pour Dieu ». Pas une illusion — une fenêtre.

5. Le toucher des exclus La femme hémorroïsse était socialement intouchable. Repère dans ton environnement immédiat quelqu’un qui se tient à la périphérie — du groupe, de la communauté, de la conversation. Un geste concret : l’inclure par son prénom dans un échange, lui faire une place physique à table, lui poser une question directe. Le geste de Jésus — « confiance, ma fille » — est un acte de nomination qui redonne existence.

6. La foi dans l’interruption Pendant une semaine, lorsqu’une interruption inattendue surgit dans ta journée, avant de la traiter comme un obstacle, pose-toi mentalement une question de trois secondes : qu’est-ce qui se passe vraiment ici ? Pas pour idéaliser tous les imprévus, mais pour cultiver le réflexe chrysostomien : l’interruption peut être une porte déguisée.

7. Lire à voix haute Mt 9, 18-26 Une fois cette semaine, lis ce passage à voix haute — pas silencieusement. La tradition patristique, et Chrysostome en premier, lisait les Évangiles pour une assemblée. Le texte biblique change quand il traverse la voix et le souffle. Remarque le moment où tu es ralenti malgré toi. C’est souvent là que quelque chose te parle.

Références

  1. Jean Chrysostome, Homélies sur l’Évangile de saint Matthieu, Homélie XXXI (sur Mt 9, 18-26), Sources Chrétiennes n° 558, Cerf, Paris, 2014 — traduction française de Michel Fedou s.j.
  2. Thomas d’Aquin, Catena Aurea in Matthaeum, commentaire sur Mt 9, 18-26, édition Marietti, Turin, 1953.
  3. Hans Urs von Balthasar, La Gloire et la Croix, t. I : Apparition, Aubier, Paris, 1965, ch. IV, « La foi comme don et comme acte ».
  4. Adalbert-Gautier Hamman, La Vie quotidienne en Afrique du Nord au temps de saint Augustin, Hachette, Paris, 1979 — pour le contexte des maladies chroniques et de l’exclusion sociale dans l’Antiquité tardive.
  5. Raymond E. Brown, An Introduction to the New Testament, Doubleday, New York, 1997, p. 174-180 — sur les doublets matthéens et leur logique narrative.
  6. Marie-Émile Boismard, Synopse des quatre Évangiles en français, t. II, Cerf, Paris, 1972 — analyse des variantes entre Matthieu, Marc et Luc sur ce récit.
  7. John Chrysostom, Homilies on the Gospel of Saint Matthew, Homily XXXI, in Nicene and Post-Nicene Fathers, First Series, vol. 10, éd. Philip Schaff, Hendrickson, Peabody, 1994 — édition anglaise de référence pour les chercheurs anglophones.

✝ Références bibliques

1 passage · 1 livre
Matthieu
📖 Codex — Livre biblique

Matthieu (tradition) · 80–90 ap. J.-C. · 1071 versets

Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. (Mt 28,20)

L'Évangile du Roi : Jésus, nouveau Moïse, accomplit les Écritures pour Israël et les nations.

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Lieux mentionnés dans cet article : Jérusalem Ps 122,6 Nazareth Lc 4,16
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