- L’honneur bafoué et restauré, une catégorie biblique oubliée
- La calomnie comme arme, de la Bible à nos jours
- La malice reconnue par un tribunal, un miroir de la justice divine
- Le geste de la restitution, ou la justice qui se dépasse elle-même
- La patience du juste devant l’accusation, itinéraire d’une épreuve de quatre ans
- Le silence imposé et la solitude du prélat accusé
- La lenteur du droit et la patience comme vertu théologale
- Ce que ce jugement enseigne à toute l’Église sur la vigilance et la vérité
- Lectio divina
- ✝ Références bibliques
Un juge de la Cour supérieure du Québec vient d’écrire, dans une décision de cinquante-deux pages rendue le 31 août 2026, une phrase qui traverse les siècles bien plus qu’elle ne clôt un simple dossier civil : « Le Tribunal constate que le cardinal Ouellet a été victime d’infamies et de propos infamants ». Le magistrat Martin Castonguay ne se contente pas de trancher un litige entre particuliers. Il rétablit, avec une sévérité rare envers la partie plaignante, l’honneur d’un homme d’Église que quatre années de rumeurs, de procédures et de silence imposé avaient rongé jusqu’à l’os. Paméla Groleau, ancienne agente de pastorale du diocèse de Québec, devra verser cent mille dollars canadiens au cardinal Marc Ouellet, l’intégralité de la somme qu’il réclamait. Le juge est allé plus loin encore : il a qualifié les allégations de « fausses », « inutiles » et empreintes d’une « très grande témérité équivalant à de la malice ». Cette parole judiciaire, aussi rude qu’elle soit envers celle qui a accusé, n’est pas d’abord une victoire d’orgueil. Elle est une leçon sur ce que coûte, à un homme et à toute une Église, la diffusion d’une parole mensongère, et sur ce que vaut, dans le silence et l’épreuve, la persévérance dans la vérité.
Il faut mesurer l’ampleur de ce qui vient de se refermer. En août 2022, le dépôt d’une action collective contre le diocèse de Québec, dans laquelle une femme accusait le cardinal Ouellet de gestes déplacés survenus entre 2008 et 2010 alors qu’elle était stagiaire, avait eu, selon les mots mêmes du juge, « l’effet d’un tsunami médiatique auprès de la communauté catholique de la terre entière ». L’homme visé n’était pas un prêtre de paroisse anonyme : il avait été préfet du Dicastère pour les évêques, l’un des postes les plus élevés de la Curie romaine, et considéré pendant des années comme un « papabile », un cardinal dont le nom circulait pour un éventuel conclave. Sa chute médiatique fut à la mesure de son rang. Aujourd’hui âgé de quatre-vingt-un ans, il sort de cette procédure non pas acquitté au bénéfice du doute, mais littéralement blanchi, le juge ayant estimé qu’il était « impossible de faire ce qu’allègue Madame Groleau tout en tenant la crosse épiscopale », l’objet même que le cardinal portait au moment des faits allégués.
L’honneur bafoué et restauré, une catégorie biblique oubliée
La calomnie comme arme, de la Bible à nos jours
L’Écriture ne traite jamais la calomnie comme une simple maladresse de langage. Elle la nomme, la pèse, et en fait l’une des armes les plus redoutables contre le juste. Le psalmiste, harcelé par des accusations qu’il sait fausses, s’écrie dans une prière que l’on cite trop rarement : « Des témoins de mensonge se sont levés contre moi ; ils m’accusent de choses que j’ignore » (Ps 35, 11). Ce verset, loin d’être un simple cri de victime, décrit avec une précision presque clinique la situation vécue par le cardinal Ouellet pendant quatre ans : accusé, exposé, jugé par l’opinion avant même d’avoir pu répondre devant un tribunal compétent. Le juge Castonguay a lui-même noté que la plaignante, insatisfaite du traitement de sa plainte par le pape François, avait choisi de « modifier sa version des faits pour attirer l’attention du public » — une gradation dans le récit que le magistrat a jugée révélatrice non d’une mémoire fidèle, mais d’une stratégie.
Ce phénomène n’est pas propre à notre époque numérique, même si les réseaux sociaux et la viralité des accusations en amplifient aujourd’hui la portée de façon vertigineuse. Le Siracide, sagesse d’Israël souvent négligée dans la prédication ordinaire, avait déjà cerné la nature venimeuse de la médisance : « La langue perverse a renversé bien des hommes, et les a fait errer de nation en nation ; elle a détruit des villes puissantes, et renversé des maisons de grands » (Si 28, 14). Ce texte, écrit des siècles avant l’invention de la presse et plus encore avant celle des réseaux sociaux, décrit pourtant avec une exactitude troublante ce que le juge québécois a lui-même appelé un « tsunami médiatique auprès de la communauté catholique de la terre entière ». La calomnie, dans la tradition biblique, n’est jamais un péché mineur : elle est comparée à un feu, à une épée, à un poison qui ne connaît pas de frontières et qui atteint sa cible bien plus vite que la vérité ne peut la rejoindre.
La malice reconnue par un tribunal, un miroir de la justice divine
Ce qui frappe dans la décision du juge Castonguay, c’est la sévérité de son vocabulaire. Il ne parle pas d’erreur, ni de mémoire défaillante, ni même de bonne foi mal informée. Il parle de « malice », de « témérité », d’allégations « inutiles » à la cause même qu’elles prétendaient servir. Il va jusqu’à écrire que « Madame Groleau n’a que faire des conséquences des écrits et gestes qu’elle a posés, ayant affecté la réputation du Cardinal Ouellet, la seule vérité qui compte à ses yeux est la sienne ». Cette formule judiciaire touche à quelque chose de profondément théologique : la tentation, propre à toute époque mais exacerbée par la culture contemporaine du témoignage individuel érigé en vérité absolue, de faire de son ressenti la mesure ultime du réel, au mépris des faits vérifiables.
L’Écriture connaît bien cette tentation et la nomme sans détour dans le Décalogue lui-même, au commandement trop souvent réduit à sa formulation générale : « Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain » (Ex 20, 16). Ce commandement n’est pas accessoire parmi les dix ; il structure la vie en société parce qu’il protège ce qu’aucune richesse ne peut restaurer une fois détruit : la réputation, l’honneur, le nom d’un homme devant sa communauté. Le cardinal Ouellet, lors de son témoignage au procès, avait lui-même formulé cette priorité avec une clarté désarmante : « Je n’ai pas du tout l’intention d’avoir des bénéfices matériels, ça ne m’intéresse pas. Mais le rétablissement de mon honneur et de mon intégrité, c’est important ». Cette phrase, prononcée sous serment par un homme de quatre-vingts ans au soir de sa vie ecclésiale, rejoint sans le savoir l’intuition du livre des Proverbes : « Une bonne renommée est préférable à une grande richesse, et la bonne grâce vaut mieux que l’argent et que l’or » (Pr 22, 1). Le cardinal ne cherchait pas la somme, mais ce qu’elle symbolisait : la reconnaissance publique et solennelle que ses accusatrices avaient menti.
Le geste de la restitution, ou la justice qui se dépasse elle-même
Le dénouement le plus saisissant de cette affaire ne se trouve pas dans le jugement lui-même, mais dans la décision que le cardinal avait annoncée avant même de connaître le verdict : reverser l’intégralité des cent mille dollars, s’il les obtenait, à des organisations luttant contre les abus sexuels subis par les populations autochtones du Canada. Ce geste transforme radicalement la nature de la victoire judiciaire. Il ne s’agit plus d’un homme qui encaisse une réparation pour lui-même, mais d’un prélat qui utilise l’instrument même de sa justification personnelle pour panser une autre plaie, distincte, plus ancienne, plus large : celle des pensionnats autochtones et des abus commis par des membres du clergé envers des populations déjà meurtries par l’histoire coloniale du Canada.
Ce choix rappelle, presque littéralement, l’enseignement de saint Paul aux Romains sur la manière chrétienne de répondre au mal qu’on a subi : « Ne vous vengez point vous-mêmes, mes bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu » (Rm 12, 19), poursuivi quelques lignes plus loin par cette injonction moins citée mais essentielle : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien » (Rm 12, 21). Le cardinal aurait pu, la loi le lui permettait, garder cette somme comme réparation légitime d’un préjudice réel et reconnu par un juge. Il a choisi de la transformer en offrande, déplaçant ainsi le centre de gravité de l’affaire : de la justification personnelle vers la réconciliation sociale, du tribunal civil vers la charité concrète. Ce geste ne gomme en rien la gravité de ce qu’il a subi ; il l’inscrit au contraire dans une logique plus vaste que la seule réparation individuelle, celle où la victoire judiciaire devient occasion de service.
Il convient de noter, pour situer cette affaire dans son contexte ecclésial plus large, que le 21 août 2026, quelques jours avant ce jugement, un tribunal avait également approuvé une entente distincte par laquelle l’archidiocèse de Québec versera trente et un millions et demi de dollars canadiens dans le cadre d’un recours collectif portant sur des abus sexuels commis sur plus de quatre-vingts ans par des membres du clergé, recours qui visait principalement des prêtres pédophiles et dans le cadre duquel les allégations contre le cardinal Ouellet avaient été initialement formulées. Cette coïncidence de calendrier n’est pas anodine : elle montre qu’une Église peut, dans le même mouvement, reconnaître des fautes réelles et gravissimes commises par certains de ses membres, tout en refusant que cette reconnaissance légitime devienne un climat où n’importe quelle accusation, même fausse, trouve automatiquement crédit. Le juge Castonguay lui-même a souligné que les allégations visant le cardinal étaient « inutiles » à la cause collective, qui visait d’abord des prêtres pédophiles avérés — distinction cruciale entre la nécessaire vigilance envers les abus réels et la dérive qui consisterait à suspecter systématiquement tout homme d’Église exposé publiquement.

La patience du juste devant l’accusation, itinéraire d’une épreuve de quatre ans
Le silence imposé et la solitude du prélat accusé
Ce qui frappe, en reprenant le fil chronologique de cette affaire, c’est la durée de l’épreuve traversée par le cardinal Ouellet. Dès août 2022, au moment où les allégations sont rendues publiques dans le cadre de l’action collective, le cardinal choisit une voie singulière : plutôt que de se réfugier dans un silence défensif classique, il annonce lui-même, dans un communiqué, qu’il entreprend un recours judiciaire en diffamation, affirmant : « M’étant préalablement assuré de protéger l’anonymat de la plaignante en obtenant une ordonnance à cet effet, j’entreprends aujourd’hui un recours judiciaire en diffamation devant les tribunaux québécois afin de démontrer la fausseté des allégations portées contre moi et de rétablir ma réputation et mon honneur ». Ce geste, à l’époque, est risqué : il expose le prélat à un procès public, avec toutes les humiliations qu’un contre-interrogatoire peut infliger à un homme de son âge et de son rang. Beaucoup, dans sa position, auraient préféré le silence prudent, la retraite discrète, l’attente que le temps efface l’affaire.
Le procès civil se tient finalement en mars 2026 au palais de justice de Montréal, où la plaignante elle-même vient témoigner et répéter ses allégations, avant que le cardinal ne dépose formellement sa poursuite en diffamation. Durant cette audience, deux autres femmes affirment sous serment avoir elles aussi été victimes d’agressions sexuelles de la part du prélat ; le juge, dans son jugement final, ne retiendra pas leur témoignage, le jugeant non pertinent et peu crédible. Cette phase du procès illustre combien la solitude judiciaire de l’accusé peut se doubler d’une solitude médiatique : chaque témoignage, même finalement écarté par la justice, alimente pendant des mois la rumeur publique avant que le jugement ne vienne, ou non, la corriger.
Le livre de Job offre ici un éclairage que l’on invoque rarement à propos d’affaires judiciaires contemporaines, et pourtant sa pertinence est frappante. Job, accusé à tort par ses propres amis de fautes qu’il n’a pas commises, s’exclame dans un cri qui résonne comme une prophétie anticipée de toute victime de diffamation : « Ayez pitié de moi ! Ayez pitié de moi, vous mes amis ! Car la main de Dieu m’a frappé » (Jb 19, 21). Ce verset, moins connu que le célèbre « Je sais que mon Rédempteur est vivant » qui le suit de peu, capture avec une justesse rare le sentiment d’abandon que vit celui qu’on accuse publiquement sans pouvoir immédiatement se défendre. Le cardinal Ouellet, contraint par les règles de la procédure judiciaire à un silence relatif pendant des années, a dû vivre quelque chose de cet isolement : celui de savoir la vérité de son côté, sans pouvoir la faire entendre avant l’heure du jugement.
La lenteur du droit et la patience comme vertu théologale
Quatre ans séparent le dépôt des premières allégations du jugement final rendu le 31 août 2026. Cette durée n’est pas un détail procédural anodin ; elle constitue en elle-même une épreuve spirituelle distincte de l’accusation initiale. Attendre la justice des hommes, quand on sait son innocence et que l’opinion publique a déjà rendu son verdict informel, exige une forme de patience que la théologie chrétienne a toujours considérée comme une vertu de haute exigence, proche de l’espérance elle-même. L’épître de Jacques, adressée aux premières communautés chrétiennes confrontées elles aussi à des injustices sociales et judiciaires, exhorte précisément à cette attente confiante : « Soyez donc patients, mes frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend avec patience le fruit précieux de la terre, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de la dernière saison » (Jc 5, 7). Ce passage, rarement mobilisé dans un contexte judiciaire contemporain, décrit pourtant avec une précision remarquable la posture d’un homme qui doit attendre, saison après saison, que la vérité mûrisse enfin dans l’institution chargée de la révéler.
Le juge Castonguay, dans sa décision, a lui-même reconnu cette dimension de souffrance prolongée en écrivant que « l’impact de ce qu’a vécu le Cardinal Ouellet dans sa fin de carrière, après avoir eu le parcours professionnel qu’il a eu, est difficilement quantifiable ». Cette phrase judiciaire, presque pudique dans sa formulation, dit en creux l’ampleur du dommage : un homme qui a occupé l’une des plus hautes fonctions de gouvernance de l’Église universelle, dont le nom a circulé pour la succession pontificale, voit sa fin de vie ecclésiale ternie pendant quatre années par une accusation que la justice qualifie finalement de mensongère et malicieuse. Aucune somme d’argent, comme le juge le reconnaît implicitement, ne peut réparer pleinement ce type de préjudice ; c’est précisément pour cela que le cardinal insistait davantage sur le rétablissement de son honneur que sur la compensation financière elle-même.
Ce que ce jugement enseigne à toute l’Église sur la vigilance et la vérité
Il serait dangereusement réducteur de lire cette affaire comme une simple revanche personnelle ou comme la preuve que toutes les accusations portées contre des hommes d’Église seraient sans fondement. L’Église catholique, notamment au Canada, a dû affronter au cours des dernières décennies des scandales d’abus sexuels d’une gravité incontestable, documentés, reconnus par les tribunaux et par l’institution elle-même — le règlement de trente et un millions et demi de dollars conclu par l’archidiocèse de Québec quelques jours avant ce jugement en est la preuve la plus récente et la plus tangible. Prétendre que le cas Ouellet invalide ces reconnaissances serait une erreur de jugement aussi grave que celle commise par la plaignante déboutée.
Ce que ce jugement enseigne, en réalité, c’est la nécessité d’une double vigilance, que l’Écriture elle-même appelle en Deutéronome lorsqu’elle fixe les règles du témoignage devant les juges d’Israël : « Un seul témoin ne suffira point contre un homme, pour constater un crime ou un péché, quel qu’il soit ; la chose se fera sur la déposition de deux ou de trois témoins » (Dt 19, 15). Cette exigence de pluralité et de vérification des témoignages, vieille de plus de trois millénaires, demeure d’une actualité saisissante à l’heure où une accusation publiée sur un réseau social ou reprise par une action collective peut, en quelques heures, détruire une réputation bâtie sur toute une vie, avant même qu’un tribunal n’ait eu le temps d’examiner sereinement les faits. Le juge Castonguay a précisément appliqué cette exigence de vérification rigoureuse : il a examiné la gradation des versions successives de la plaignante, comparé les témoignages, et conclu à leur absence de crédibilité. C’est cette rigueur, et non un préjugé favorable envers l’autorité ecclésiale, qui a permis d’établir la vérité.
La vigilance envers les abus réels et la vigilance envers les accusations infondées ne sont pas deux exigences contradictoires : elles procèdent d’une même exigence de vérité, que le Christ lui-même a placée au cœur de sa révélation lorsqu’il affirme devant Pilate n’être venu au monde que pour rendre témoignage à la vérité. L’Église, dans cette affaire comme dans les scandales bien réels qu’elle a dû affronter, n’a d’autre boussole possible que cette recherche patiente, exigeante, parfois douloureusement lente, de ce qui s’est réellement passé — sans complaisance envers les coupables véritables, sans acharnement injuste envers les innocents.
Lectio divina
« Des témoins de mensonge se sont levés contre moi ; ils m'accusent de choses que j'ignore » Ps 35, 11
Toi qui as peut-être porté une réputation ternie par des mots que tu n'avais pas mérités, où logeait ton cœur pendant l'attente. As-tu su, comme le psalmiste, adresser ta plainte à Dieu plutôt qu'à la rumeur. Combien de temps as-tu tenu ta vérité serrée contre toi, sans témoin pour la porter. Que reste-t-il en toi de cette solitude, une fois la vérité enfin reconnue.
Seigneur, tu vois ce que les hommes ignorent encore. Tu connais le pli fessier du mensonge et la droiture de la crosse tenue ferme. Relève ceux que la calomnie a courbés. Donne-leur la patience du laboureur qui attend la pluie. Que leur honneur, rendu, devienne pain partagé pour d'autres blessures. Garde-moi, moi aussi, de juger avant d'avoir écouté jusqu'au bout.
Une main d'évêque, immobile sur le bâton pastoral, tandis que la rumeur s'éloigne enfin comme une marée qui se retire.
✝ Références bibliques
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Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte. (Ex 20,2)
La libération d'Israël de l'esclavage égyptien et le don de la Loi au Sinaï.
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La foi sans les œuvres est morte. (Jc 2,26)
Sagesse pratique chrétienne : foi active, langue, pauvres, prière et onction des malades.
→ Explorer le Codex Jacques
Je sais que mon Rédempteur est vivant. (Jb 19,25)
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