- Chulucanas, terre de commencement et de retour
- Raviver l’espoir : une théologie de l’espérance pour un continent en souffrance
- Le mot juste : « raviver » plutôt que « donner »
- Un continent traversé par des crises multiples
- La devise « Sois courageux, le Christ vit » comme réponse structurée
- De l’individualisme à la communauté : un chemin ecclésial concret
- Sortir de la « zone de confort de l’individualisme »
- Le témoignage comme mission quotidienne
- Notre-Dame de l’Évangélisation, patronne de cette mission
- Une jeunesse concrète, un pays précis, un moment déterminé
- Lectio divina
- ✝ Références bibliques
Il y a quelque chose de bouleversant à voir un pape adresser un message vidéo à des milliers de jeunes réunis dans une ville où, quarante ans plus tôt, il n’était encore qu’un jeune religieux augustin inconnu, arpentant les rues poussiéreuses pour y semer l’Évangile. C’est précisément ce qui s’est produit à Chulucanas, dans la région péruvienne de Piura, entre le 30 juillet et le 2 août 2026, lorsque Léon XIV a envoyé son message aux participants de la deuxième Journée nationale de la jeunesse du Pérou. Le lieu n’est pas anodin : Chulucanas est la première communauté péruvienne où le futur pape a débuté son travail pastoral, il y a quarante et un ans. Ce retour symbolique, par écran interposé, donne à ses paroles une résonance qui dépasse largement le cadre d’un simple encouragement pontifical. C’est l’histoire d’un homme qui revient, en esprit, sur la terre de ses commencements, pour dire à une nouvelle génération ce que lui-même a appris à cet endroit précis : que l’espérance ne se proclame pas de loin, elle se vit sur le terrain, au milieu des pauvres, au milieu des souffrances concrètes d’un peuple.
Le message est court, mais dense. « N’ayez pas peur d’être les instruments de Dieu pour raviver l’espoir de tant, tant de cœurs qui souffrent », a exhorté le Saint-Père. Cette phrase, répétée avec l’insistance d’un cri intérieur — « tant, tant de cœurs » —, n’est pas une formule de circonstance. Elle porte la mémoire d’un homme qui a vécu, chair contre chair, la pauvreté rurale du nord péruvien, les inondations récurrentes, l’isolement des campagnes andines. Léon XIV ne parle pas en théoricien de la charité : il parle en témoin. Et c’est cette dimension incarnée du propos pontifical, ancrée dans un territoire précis et une biographie personnelle, qui doit orienter toute réflexion théologique sur cet événement.
Chulucanas, terre de commencement et de retour
Le lieu comme mémoire vivante
La géographie spirituelle compte. On ne choisit pas au hasard le lieu d’un envoi missionnaire, et l’on ne revient pas non plus au hasard, même virtuellement, sur les lieux d’une vocation naissante. Robert Francis Prevost a vécu plus de vingt ans au Pérou, pays dont il possède la nationalité, et il y a exercé son ministère avec une simplicité qui a marqué durablement les populations locales. Chulucanas, ville de la région de Piura, a été l’un des premiers théâtres de cet engagement, dans les années 1980, lorsque le jeune religieux augustin n’était encore que « père Robert » pour ses paroissiens. Que la deuxième édition de la Journée nationale de la jeunesse péruvienne se tienne précisément dans cette ville, quatre décennies plus tard, relève d’une convergence qui mérite d’être méditée avec attention.
Il y a dans ce choix une leçon d’ecclésiologie incarnée. L’Église ne grandit pas par décrets abstraits mais par des présences durables, des visages retenus, des liens tissés dans la durée. Le prophète Jérémie, appelé encore adolescent à une mission qui le dépassait, reçut cette parole du Seigneur : « Avant même de te former dans le ventre de ta mère, je te connaissais ; avant que tu sortes de son sein, je t’ai consacré, je t’ai destiné à être prophète des nations » (Jr 1, 5). Et lorsque Jérémie objecte sa jeunesse et son incapacité, la réponse divine ne tarde pas : « Ne dis pas : ‘Je suis un jeune homme. » Va vers tous ceux à qui je t’envoie et dis tout ce que je t’ordonnerai » (Jr 1, 7). Cette parole illumine d’un jour singulier le parcours de celui qui est aujourd’hui Léon XIV : un jeune missionnaire envoyé sans certitude ni gloire, devenu, par un chemin que seul Dieu pouvait tracer, le successeur de Pierre. Le message vidéo adressé à Chulucanas n’est donc pas seulement un geste pastoral parmi d’autres : c’est le bouclage d’un cercle, la parole d’un envoyé devenu envoyeur, sur la terre même où il fut, jadis, celui qui hésitait.
Une pédagogie de la fidélité territoriale
Ce retour symbolique s’inscrit dans une pratique plus large que l’on observe depuis le début du pontificat de Léon XIV : une attention particulière portée aux Églises d’Amérique latine, continent où il a lui-même vécu l’essentiel de son ministère sacerdotal et épiscopal. Cette attention ne relève pas de la simple nostalgie personnelle. Elle traduit une conviction théologique profonde : l’universalité de l’Église ne s’oppose pas à l’enracinement local, elle en procède. Saint Paul, écrivant à son disciple Timothée, formule un principe que l’on peut appliquer à cette dynamique : « Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois, pour les croyants, un modèle en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté » (1 Tm 4, 12). Ce précepte, adressé initialement à un jeune responsable d’Église, trouve un écho frappant dans l’invitation faite aux jeunes péruviens : devenir eux-mêmes des modèles, non par leurs discours, mais par leur manière concrète de vivre la foi au quotidien.
Le pape ne s’est pas contenté d’un message générique de bienveillance. Il a demandé explicitement aux jeunes de ne pas enfermer leur expérience spirituelle dans les images numériques : « Ne gardez pas pour vous seuls ce que vous vivrez, ne le laissez pas seulement dans les photos ou les vidéos sur les réseaux sociaux, mais partagez-le et reflétez-le dans votre vie ». Cette exhortation touche à une problématique très contemporaine, celle de la spiritualité vécue à travers l’écran, du souvenir numérique qui remplace parfois la transformation intérieure réelle. En insistant sur l’incarnation vécue plutôt que sur la capture d’image, Léon XIV rejoint une intuition patristique ancienne, celle selon laquelle la foi authentique se prouve par les œuvres et non par les apparences, dans la ligne de l’épître de Jacques rappelant que la foi sans les œuvres est stérile.
Raviver l’espoir : une théologie de l’espérance pour un continent en souffrance
Le mot juste : « raviver » plutôt que « donner »
Il faut s’arrêter sur le choix précis du verbe employé par le pape. Il n’a pas demandé aux jeunes de « donner » de l’espoir, comme s’il s’agissait d’un bien que l’on distribue de l’extérieur, mais de le « raviver », de tant, tant de cœurs qui souffrent. Ce choix lexical suppose que l’espérance existe déjà, enfouie, comme une braise sous la cendre, et qu’il s’agit non de la créer mais de souffler sur elle pour qu’elle reprenne vie. Cette nuance théologique est capitale : elle situe l’action missionnaire non dans un rapport de charité descendante, du fort vers le faible, mais dans une dynamique de réanimation mutuelle, où celui qui vient réveiller la flamme est lui-même transformé par ce contact.
L’apôtre Paul, dans l’épître aux Romains, décrit cette disposition intérieure avec une économie de mots remarquable : « Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans la détresse, assidus à la prière » (Rm 12, 12). Ce triptyque — joie, patience, prière — constitue presque un programme spirituel pour la jeunesse catholique péruvienne interpellée par le successeur de Pierre. Il ne s’agit pas d’une espérance naïve, déconnectée des réalités sociales, mais d’une espérance qui traverse la détresse sans s’y dissoudre, qui reste patiente devant les crises structurelles qui frappent le continent.
Un continent traversé par des crises multiples
Le message pontifical prend une dimension particulièrement aiguë lorsqu’on le replace dans le contexte des difficultés persistantes qui marquent l’Amérique latine. Les crises humanitaires régionales, qu’elles touchent aux migrations forcées, à l’instabilité politique, à la violence urbaine ou à la précarité économique, dessinent le paysage réel dans lequel la jeunesse catholique péruvienne est appelée à vivre sa foi. Le Pérou lui-même, marqué par des tensions politiques récurrentes et par des inégalités territoriales profondes entre les zones côtières et les régions andines ou amazoniennes, n’échappe pas à ces dynamiques continentales.
C’est dans ce contexte que la phrase du pape prend tout son relief : parler de « cœurs qui souffrent » n’est pas une abstraction pieuse, mais une description précise de la situation de millions de jeunes latino-américains confrontés au chômage, à l’exil intérieur, aux ruptures familiales provoquées par les migrations économiques. Le message vidéo, en ce sens, ne propose pas une évasion spirituelle mais un engagement : être « instruments de Dieu » signifie accepter de se laisser traverser par la souffrance ambiante sans s’y résigner, et d’y répondre par des gestes concrets de fraternité.
La devise « Sois courageux, le Christ vit » comme réponse structurée
La devise choisie pour cette Journée nationale de la jeunesse, « Sois courageux, le Christ vit », n’a pas été retenue par hasard. Léon XIV lui-même a pris soin de la commenter dans son message, expliquant que « c’est précisément la certitude de la présence vivante du Seigneur parmi nous qui est le feu intérieur qui nous pousse à être courageux et à sortir de notre zone de confort de l’individualisme ». Cette formulation mérite d’être approfondie théologiquement, car elle articule deux dimensions souvent séparées dans la pastorale contemporaine : la christologie de la résurrection et l’éthique du dépassement de soi.
Le courage évangélique n’est jamais, dans cette perspective, une vertu naturelle héroïque, mais une conséquence directe de la foi pascale. Si le Christ vit véritablement, alors la peur perd son fondement ultime. Cette logique rejoint celle que développait déjà le cardinal Jean-Marie Lustiger dans ses catéchèses sur la jeunesse, insistant sur le fait que l’espérance chrétienne n’est jamais un optimisme psychologique mais une certitude fondée sur un événement historique et vécu : la Résurrection. Le pape, en reprenant cette devise, inscrit son message dans une tradition catéchétique solide, tout en l’actualisant pour une génération confrontée à des défis inédits — hyperconnexion, individualisme numérique, précarisation économique.
De l’individualisme à la communauté : un chemin ecclésial concret
Sortir de la « zone de confort de l’individualisme »
L’expression employée par Léon XIV — « sortir de notre zone de confort de l’individualisme » — mérite un arrêt particulier, car elle touche à l’un des enjeux pastoraux majeurs identifiés par l’Église pour la jeunesse contemporaine, en Amérique latine comme ailleurs. L’individualisme n’est pas ici présenté comme une simple faiblesse morale, mais comme un « confort », c’est-à-dire une facilité qui séduit précisément parce qu’elle évite l’effort relationnel. Sortir de cette zone suppose un acte de volonté, un choix délibéré de se rendre vulnérable à l’autre, de « tisser d’authentiques liens d’amitié », selon les mots mêmes du pape.
Cette insistance sur l’amitié comme lieu théologique n’est pas anodine. Elle rejoint une tradition augustinienne à laquelle Léon XIV, membre de l’ordre de Saint-Augustin, est particulièrement sensible. Pour saint Augustin, l’amitié authentique ne se comprend pleinement que dans le Christ, seul médiateur capable de fonder des relations qui ne soient pas de simple convenance mais de communion véritable. En reprenant cette intuition pour la jeunesse péruvienne, Léon XIV propose un antidote concret à l’isolement numérique : non pas la multiplication des contacts virtuels, mais l’approfondissement de liens réels, incarnés, capables de résister à l’épreuve du temps et de la distance.
Le témoignage comme mission quotidienne
L’un des points les plus concrets du message pontifical concerne la manière dont l’expérience spirituelle vécue durant ces journées doit se traduire dans la vie ordinaire. Le pape insiste : « partagez-le, reflétez-le dans votre vie, car beaucoup de personnes ont aujourd’hui besoin de ce témoignage joyeux et contagieux qu’un jeune amoureux du Christ peut transmettre ». Cette formule associe deux qualificatifs rarement mis ensemble dans le discours ecclésial contemporain : « joyeux » et « contagieux ». Le témoignage chrétien n’est pas ici pensé comme un devoir austère mais comme une dynamique de propagation naturelle, presque virale au sens positif du terme, qui se transmet par l’attraction plutôt que par l’obligation.
Cette conception rejoint les intuitions pastorales développées par le pape François dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium, où la joie était déjà présentée comme le premier signe distinctif de l’annonce évangélique authentique. Léon XIV, en insistant sur cette dimension contagieuse, prolonge cette ligne pastorale tout en l’adaptant au contexte spécifique des jeunes péruviens, confrontés à des sollicitations multiples, religieuses et séculières, qui rendent le témoignage silencieux ou purement virtuel particulièrement inefficace.
Notre-Dame de l’Évangélisation, patronne de cette mission
Le message pontifical se referme sur une confiance mariale précise : Léon XIV confie les jeunes participants à « la maternelle intercession de Notre-Dame de l’Évangélisation », afin qu’elle intercède pour qu’ils soient « sel et lumière » du Christ sur la terre péruvienne. Ce choix marial n’est pas anecdotique. Notre-Dame de l’Évangélisation est vénérée de manière particulière dans plusieurs diocèses latino-américains comme figure de la mission active, à la différence d’autres titres mariaux davantage centrés sur la contemplation ou la protection.
L’image du « sel et de la lumière », empruntée à l’enseignement du Christ dans le sermon sur la montagne, complète harmonieusement le dispositif spirituel proposé aux jeunes : le sel qui donne saveur et empêche la corruption, la lumière qui éclaire sans se faire remarquer pour elle-même. Appliquée au contexte péruvien, cette double image suggère une mission discrète mais efficace, capable de transformer les réalités sociales sans nécessairement chercher la visibilité médiatique — un contrepoint intéressant à l’insistance, mentionnée plus haut, sur les réseaux sociaux et les photos de téléphone.
📁 Dossier spécial
Léon XIV1149 articles
Léon XIV, premier pape américain, face à l’IA et au numérique : profil, héritage social de Léon XIII et enjeux…
Accéder au dossier →Une jeunesse concrète, un pays précis, un moment déterminé
Il convient de ne pas perdre de vue les dimensions très concrètes de cet événement. La Journée nationale de la jeunesse du Pérou 2026, seconde édition de cette initiative, a réuni plusieurs milliers de jeunes à Chulucanas, dans la région de Piura, avec l’objectif affiché d’atteindre environ quatre mille participants. L’inscription, fixée à cent soles, soit environ trente dollars américains, comportait un mécanisme de solidarité permettant de financer la participation des jeunes ne pouvant assumer ce coût. Ce détail organisationnel, loin d’être secondaire, révèle une préoccupation ecclésiale d’inclusion sociale cohérente avec le message pontifical sur les cœurs qui souffrent.
L’événement s’est structuré autour de quatre journées combinant célébrations liturgiques, catéchèses, temps missionnaires et moments culturels, avec pour clôture une messe le dimanche 2 août, durant laquelle a été annoncée la ville hôte de la troisième édition. Un « Manuel du pèlerin », diffusé gratuitement en version numérique, a précédé l’événement pour préparer spirituellement et pratiquement les participants venus de tout le pays. La mascotte choisie, le Chilalo, oiseau emblématique de Chulucanas, ajoute une touche d’enracinement culturel local à cette célébration nationale de la foi.
Ces éléments organisationnels, en apparence techniques, dessinent en creux le visage d’une Église péruvienne vivante, capable de mobiliser une jeunesse nombreuse autour d’une expérience de foi structurée et exigeante. Ils confirment également que le message de Léon XIV ne s’adressait pas à une jeunesse abstraite mais à des visages, des noms, des trajectoires réelles, dans un lieu géographique précis qui porte, pour le pape lui-même, le poids d’une mémoire personnelle irremplaçable.
Lectio divina
« Ne dis pas : 'Je suis un jeune homme.' Va vers tous ceux à qui je t'envoie et dis tout ce que je t'ordonnerai » Jr 1, 7.
Tu te dis peut-être trop jeune, trop faible, trop peu formé pour être envoyé quelque part. Tu regardes les grandes figures de l'Église et tu te sens minuscule devant elles. Mais qu'est-ce qui te fait croire que Dieu attend de toi une force que tu n'as pas encore ? Et si ta jeunesse même, avec ses failles, était déjà l'instrument choisi pour raviver un cœur qui souffre près de toi ? Que ferais-tu si tu croyais vraiment que tu es déjà envoyé, là où tu es, aujourd'hui ?
Seigneur, tu as appelé un jeune homme hésitant et tu en as fait un envoyé sans qu'il comprenne encore le chemin. Tu poses ta main sur des lèvres qui tremblent et tu y mets des paroles de feu. Apprends-moi à ne pas fuir devant ma propre jeunesse, mes doutes, mon inexpérience. Donne-moi le courage d'aller vers ceux que tu m'indiques, même sans certitude sur l'issue. Fais de mes silences des lieux d'écoute, et de mes maladresses des chemins de rencontre. Que je devienne, sans le savoir encore, une braise que tu ravives pour un autre.
Une main invisible touche des lèvres tremblantes, et le silence se change en parole vivante.
✝ Références bibliques
3 passages · 3 livres
Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. (1Tm 1,15)
Instructions pastorales sur l'organisation de l'Église et la charge d'évêque.
→ Explorer le Codex 1 Timothée- Munich : la conscience du prêtre face au vertige de l’obéissance
- La Chine catholique et le silence fécond de Pékin : quand deux ordinations en huit jours redessinent la carte de la fidélit
- Léon XIV et la Chine : cinq évêques en un an, la diplomatie du long silence
- Guinée équatoriale : quand Léon XIV confirme plutôt que remplace

Je ferai une alliance nouvelle avec la maison d'Israël. (Jr 31,31)
Prophète de la destruction de Jérusalem et de la nouvelle alliance du cœur.
→ Explorer le Codex Jérémie- Quand l’Afrique engendre : la vague camerounaise et le mystère des vocations contre le courant
- Un prêtre togolais pour un diocèse en attente : la nomination d’Edmond Yawo Amekuse à Kpalimé, signe d’une Église qui tient bon
- Une encyclique sans propriétaire : Magnifica Humanitas et le miroir américain
- La boussole d’Arinze : quand une voix africaine de 94 ans interpelle l’Église face aux machines

Le juste vivra par la foi. (Rm 1,17)
La grande synthèse théologique de Paul : péché, grâce, justification et vie en Esprit.
→ Explorer le Codex Romains🌍 1 pays catholique
Avec plus de 76 % de catholiques, le Pérou est un pays profondément marqué par la foi catholique, mêlant tradition coloniale et spiritualités andines vivaces. L'évangélisation débuta au XVIe siècle avec les Dominicains et les Franc…
Découvrir Pérou →


